Un petit rappel :    Pourquoi a-t-on subi un premier confinement en mars 2020 ?

Pour essayer d'éradiquer le virus (ce qui n'a pas marché), mais surtout parce que nos hôpitaux publics manquaient de moyens alors qu'ils dénonçaient depuis bientôt 10 ans cette détérioration engagée par les gouvernements précédents et poursuivi par celui ci : manque de lits, de personnel, de respirateurs, de masques, d'équipements de protection, de gel, de tests et des stocks de médicaments au plus bas car non renouvelés au nom de la même logique par nos gouvernants. La comparaison est facile à faire avec la situation sanitaire de l'Allemagne qui est mieux équipée que nous dans tous les domaines ci-dessus cités.

6 mois plus tard, Septembre 2020 : si la France s'est à peu près remise à niveau dans la fourniture des masques, des respirateurs, des tests, il n'en est pas de même pour les moyens de prise en charge par les hôpitaux des malades qui en sont aujourd'hui au même point : manque de personnel et manque de lits...  toujours 5000 lits à disposition, quand l'Allemagne en a 15000. Le gouvernement marche toujours à vue, puisqu'il assure que l'on pourra monter à 10000 lits en fonction de l'épidémie.... Résultat : la même situation anxiogène pour les personnels hospitaliers concernant la surcharge physique et mentale si le nombre de personnes contaminées augmente. Une marche à "flux tendu" est-elle compatible avec une santé de qualité ? L'état ne doit-il pas faire l'effort d'avoir un nombre supérieur de lits durant cette période d'épidémie ?

Ne fallait-il pas que le gouvernement, avant de présenter à grand renfort de pub un plan de relance pour le moyen et long terme, mette en place des mesures d'urgence dans l'hôpital, non pas de 7 milliards  (puisqu'il fallait à minima 20 milliards vu le retard pris pour revenir à une qualité de soins publics que notre pays a connu lorsque le choix du social et du bien être prévalait),  mais  de 15 milliards, comme  pour l'industrie automobile et aérienne. L'investissement dans la santé et dans les hôpitaux publics aurait éviter aujourd'hui de prendre à nouveau des mesures pénalisant encore plus l'économie de notre pays. Cela passait aussi en urgence par la revalorisation immédiate des salaires et par un recrutement significatif des soignants car aujourd'hui le manque de personnel est toujours aussi criant. La reconnaissance salariale de tout le personnel des hôpitaux publics et des EPHAD est aussi un enjeu pour l'avenir d'une santé de qualité.

Au-delà des risques importants de pénurie sanitaire pour le traitement de toutes les pathologies qu'entraîne cet engorgement des patients du COVID, cette situation anxiogène pour tous est fort néfaste pour l'avenir économique et social de notre pays.

Pour ne pas avoir investi dans la santé et le social, le chef de l'état et son gouvernement n'ont d'autres solutions que de resservir de nouveaux confinements territoriaux qui portent atteinte aux libertés individuelles pour tous ceux qui pratiquent les gestes barrières indispensables tant que le virus circule.

La poursuite du retrait de l'état dans les services publics ne peut persister si l'on veut retrouver une société apaisée et confiante dans son avenir.

Nos impôts et cotisations sociales doivent être affectés en priorité au bon fonctionnement des services publics et non pas systématiquement dans le soutien de toutes les entreprises , sans contre-partie (surtout celles qui trésorisent).

La relance économique de notre pays passe obligatoirement par une contribution exceptionnelle des plus riches de ce pays afin de permettre le financement nécessaire pour ces premières mesures d'urgence engageant le redressement de la France vers une société qui replace l'humain et l'environnement au coeur de ses priorités.

Il est grand temps de retrouver la France des lumières et des droits de l'HOMME.