La structuration du pouvoir citoyen relevé dans cet article de SUD-OUEST du 6 Avril 2018 est aussi nécessaire à notre avis au premier échelon de la vie publique, c'est-à-dire au niveau de la vie communale. C'est ce que nous appliquons de faire au niveau de notre commune, GAJAC.

Ci-après article de Sud-Ouest :

« Sud Ouest » Votre premier livre, « Je veux vivre en démocratie » (1), vient de paraître. Ce n’est donc pas le cas, selon vous ?

Hervé Lebreton Notre constitution, garantie de nos droits fondamentaux, n’est pas respectée. La démocratie,aussi, est souvent réduite au vote.
Cela s’appelle la démocratie électorale et ce n’est qu’une petite partie de la démocratie. Cette dernière concerne toutes les décisions prises par et pour le peuple.

 SOEn dix ans, comme simple citoyen, vous êtes parvenu à lever le voile sur la réserve parlementaire et avez contribué à l’encadrement de l’Indemnité représentative de frais de mandat (IRFM)…

Je me bats pour faire avancer la liberté et le droit d’accéder à l’information pour que l’argent public soit utilisé de la bonne façon. Est-ce que l’on est prêt à abandonner nos privilèges pour considérer le bien commun de façon plus générale? C’est la question que je pose avec ce livre. On doit changer notre façon d’appréhender la politique et investir l’espace public.

SO Aujourd’hui, vous incitez tout un chacun à en faire de même...

Il faut essayer de faire évoluer notre société : chacun doit y prendre une part active. Il faut faire en sorte que, même sans être militant, sans mener d’actions en justice, il y ait un intérêt à avoir une intelligence collective. Le
pouvoir citoyen doit se structurer. Avec les nouvelles technologies, il y a plein de possibles à mettre en oeuvre dès aujourd’hui, si la société, dans son ensemble, le veut.

SO Vous avez été deux fois candidat aux législatives, dont une fois face à Jérôme Cahuzac, quels souvenirs en gardez-vous ?

Je ne m’intéresse pas à la politique politicienne. En revanche, la notion de citoyenneté me parle et les législatives sont l’élection par excellence du citoyen. Au parlement, il ne faut pas que les élus soient des représentants
de groupes politiques, il ne faut pas des gens qui ont des intérêts propres ou carriéristes. Les Insoumis et En Marche ont émergé en réponse à une attente citoyenne de faire de la politique différemment mais je ne pense
pas qu’ils en soient la réponse.

SO Quels combats pour plus de transparence de la vie publique méritent, selon vous, d’être désormais menés ?

Des solutions simples existent. La dépense publique repose sur la transparence, le contrôle et la sanction. La transparence, visiblement, gêne beaucoup de monde mais tout le monde doit pouvoir savoir l’usage qui est fait de l’argent public. Cela pourrait être facilement réglé sur décision politique. C’est pourquoi, dans le livre, une lettre demandant l’ouverture de toutes les données budgétaires et comptables relatives à la dépense publique, est déjà
rédigée et prête à envoyer au président de la République.
Recueilli par Julien Pellicier

(1) Collection « Voix d’alerte » chez Max Milo, 213 p., 19,90 €.